Cez’Art

Cez art | Street Artiste

LA biographie de Cez’Art

Jeune Street artiste français, Céz’Art compose ses œuvres comme des mélodies graphiques, jouant avec les couleurs, les formes et les matières, à la recherche d’une esthétique pure et puissante.

Son univers dynamique et coloré est un véritable terrain de jeux où Céz’Art exprime une vision personnelle, onirique et figurative du thème animalier et de la nature, comme un retour aux sources face au monde qui s’agite.

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Sous des airs de jeune premier, Céz’Art dévoile une vraie maturité et une approche de son art très professionnelle. Volontiers causant sans être volubile, il aime à parler des animaux sauvages qu’il affectionne et dont le sort peu enviable l’attriste au premier plan.

C’est en hommage à ces derniers que Céz’Art les a intégrés dans ses œuvres, leur conférant un rôle de premier plan, les présentant dans des poses majestueuses, inspirantes, et parés de leurs plus beaux atours !

C’est ainsi que sont apparues des pièces magistrales telles que le zèbre licorne, le lion, le léopard et le panda roi.

La nature et la faune sauvage sont une source d’inspiration inépuisable pour l’artiste qui ajoute, au fur et à mesure de ses créations oniriques, des petits pixels dans ces œuvres. Ces pixels représentent pour Céz’Art la disparition progressive des espèces menacées, qui, à terme, n’existeront plus qu’en mode virtuel.

Artiste engagé et généreux, Céz’Art milite au travers de ses œuvres en alertant sur cette destruction du monde animal par l’homme. Plus généralement, c’est aussi un écho à un manque de nature, à un besoin de retour au monde sauvage, primaire et instinctif.

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Interview de Cez’Art

Comment te définis-tu ? Pourquoi ?

Je me définirais avant tout comme un créatif libre et indépendant, je ne veux pas me coller une étiquette car j’aime faire différentes choses et varier les plaisirs, je suis un passionné. Néanmoins je travaille principalement la peinture et partage mon temps entre création d’atelier et fresques de rue. On pourrait donc me qualifier d’artiste urbain ou de street artiste, mais également d’artiste peintre, de plasticien.

Quelle est ton histoire ? Quelles sont les raisons qui t’ont poussé à peindre ?

Pour moi c’est une histoire de famille, mon grand-père et mon père m’ont initié tout petit à la peinture et au dessin. J’ai grandi avec cela et c’est donc naturellement que je me suis orienté vers des études artistiques avant de devenir artiste, la voie était toute tracée. La peinture et la création sont pour moi une passion avant tout, quelques chose de très naturel et indispensable à mon équilibre, un style de vie indissociable de mon quotidien. Tantôt un moyen d’expression pour faire passer des idées, interroger, tantôt un exutoire, un moyen de méditer ou de faire une introspection personnelle.

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Qu’est-ce qui t’inspire ?

Tout et rien, je suis un peu comme une éponge qui absorbe tout ce qui l’entoure. Cela peut être un idée venue de nulle part qui me traverse l’esprit, un post sur lequel je tombe sur les réseaux sociaux, un motif géométrique sur le carrelage dans les toilettes d’un ami (rires)… Bref plein de petites choses du quotidien qui macèrent en moi pour ressortir un jour sur la toile. Mon processus créatif intègre également des recherches et de la documentation sur les animaux et plus particulièrement sur l’espèce que je choisis de travailler. C’est souvent le point de départ pour la création d’une œuvre.

Quel est ton « terrain de jeu » préféré ?

Mon terrain de jeu pictural est le bestiaire animalier, la diversité de la vie et de la nature, thème universel et intemporel inhérent à l’homme. Mais, en tant qu’artiste urbain, mon terrain de jeu est le monde et la rue ma toile. Lors de mes interventions en street art, ce qui me plait le plus est de redonner symboliquement une place à l’animal dans le monde urbain.

Quel est le matériel et quelles sont les techniques que tu utilises ?

Pour la peinture je travaille à l’acrylique, j’utilise principalement le pinceau et la bombe de peinture aérosol, parfois le pochoir.

Quel est le projet le plus important sur lequel tu as travaillé ? Pourquoi ?

Chaque projet est différent et apporte des choses nouvelles, mais je dirais que ce sont les projets urbains de grande ampleur qui me font le plus vibrer actuellement. Des projets où je me mets au défi de rêver de plus en plus grand. Je pense notamment à des projets de fresques monumentales où j’ai dû réaliser des peintures gigantesques de plus de 30 mètres de long sur des façades de bâtiments, ou encore une de mes dernières fresques sur un immeuble complet de plus de 12 mètres de haut. Il m’a fallu à chaque fois repousser mes limites, apprendre de nouvelles techniques et changer ma manière de travailler. C’est lorsqu’on se met en difficulté qu’on progresse et qu’on évolue. Après des jours, voire des semaines de travail, je suis particulièrement fier lorsque l’œuvre est terminée. Je me sens minuscule à côté, c’est un sentiment unique.

Quels sont les principaux artistes qui t’ont inspiré au départ ?

À mes débuts, j’étais beaucoup influencé par les mouvements de la fin du 20 -ème siècle :  le graffiti forcément, le Pop Art ou la figuration libre. Pour l’art urbain, je dirais Banksy (forcément) car il a établi les bases et révolutionné la discipline.

Quels sont les principaux artistes qui te font vibrer aujourd’hui ?

Beaucoup de mes collègues street artistes me font vibrer, mais j’aime particulièrement les artistes Bordalo II, Sonny, Okuda, Dulk, Pichiavo et Faith.

Selon toi, l’art urbain a-t-il un impact sur la vie des gens ?

Bien sûr ! L’art urbain rend la ville ludique et esthétique. Vivre au milieu d’œuvres artistiques est bien plus agréable que d’être entouré par le gris du béton de nos villes ou par les publicités insipides qui nous entourent. L’art urbain donne une âme à un mur, à une rue où des gens vivent. C’est faire rentrer l’art dans le quotidien.

Penses-tu que ton travail interroge la société ? De quelle manière ?

Dans mes créations récentes j’aborde de plus en plus l’extinction des espèces animales. L’animal se désintègre sur la toile notamment à travers les pixel, cela pour marquer le changement de l’animal physique bien en vie vers sa représentation virtuelle, peut-être un jour prochain seule relique d’une espèce animale fruit de milliard d’année d’évolution, n’existant plus que numériquement à travers les pixels d’un écran. J’essaye de questionner le spectateur sur la place de l’animal dans notre monde actuel et l’avenir commun qui nous attend par rapport aux bouleversements climatiques et naturels générés par l’homme.

Le concept Drip’in est d’amener l’art urbain dans les foyers. Notre objet emblématique est un train blanc, que nous laissons librement entre les mains des artistes. Pourquoi as-tu choisi de collaborer à ce ” Cover It Project ” ?

Le wagon de train / métro c’est tout un symbole, les premiers graffitis new yorkais étaient sur les trains, ce sont les prémices de l’art urbain donc quoi de mieux pour servir de base à notre art. L’objet et le concept m’ont tout de suite plu ! D’autant que c’était la première fois que j’avais connaissance de wagons artistiques aussi massifs et l’idée de se faire son « Street Train » personnel avec différents wagon de différents artistes m’a beaucoup plus. Je fonctionne au feeling sur les projets et les gens avec qui je travaille et là ça a directement matché.