Les origines du graffiti

Les origines du graffiti

Les graffitis : une histoire humaine

 

Les graffitis font partie de la culture urbaine depuis longtemps. Certains considèrent les fresques rupestres ou l’art pariétal comme les premiers graffitis de l’histoire. Il semble néanmoins plus judicieux de prendre en compte les nombreux exemples datant de la Grèce Antique ou de l’Empire Romain comme témoignages historiques des graffitis.

Un message visible

Les graffitis ont toujours été des traces laissées par les uns pour les autres. Ces traces devaient donc être visibles pour être lues ou vues par un certain nombre de personnes.

Que ce soient ces simples marques griffées sur les murs où ces fresques peintes élaborées avec soin durant ces périodes antiques, certaines sont encore visibles aujourd’hui. De fait, elles s’offrent à nous dans les mêmes conditions qu’à l’origine. Elles nous plongent dans leur monde historique de couleurs, de formes et de messages.

C’est évidemment moins le cas pour les grottes dont les accès reculés et protégés sont plus éloignés de cette notion de visibilité immédiate. Elles étaient néanmoins visibles des pairs des artistes à minima.

Les graffitis nous renseignent sur notre passé.

On a toujours l’impression qu’il n’y a pas que peu de traces historiques. Régulièrement la presse relaie les nouvelles découvertes, ce qui donne cette impression de compte-goutte de l’histoire passée. C’est surtout vrai pour la période de -60,000ans à -20,000 ans, pour les decouvertes des grottes.

En revanche, lorsque l’on considère la période plus contemporaine, personne ne se rend compte du foisonnement de preuves et de découvertes.

 

Pompei et les graffitis

Pompeii street graffiti

Pompéi est un exemple impressionnant de l’usage des graffitis il y a 2000 ans. En effet, ce ne sont pas quelques marques qui ont été découvertes, mais plus de 11000 graffitis. Et encore, le site historique n’a été dégagé qu’a 60% environ de sa surface, c’est dire qu’il y en a encore à découvrir.

Ces traces et dessins sont directement des témoignages écrits de cette époque reculée. Ils nous révèlent, par leurs contenus variés et spontanés, des aspects nouveaux de cette société qui les a produite: exemple étonnant, un graffiti réalisé au fusain découvert en 2018 a permis de repositionner formellement la fameuse éruption mortelle 2 mois après sa supposée date de fin août 79.

Les nombreux autres messages de la ville montrent une société utilisant les graffitis comme échange social. Certains graffitis sont dédiés à la promotion de services de prostitution ou de tournois de gladiateurs. D’autres présentent l’inventaire d’un magasin, tandis que d’autres vantent les qualités de telle ou telle boutique. Enfin, beaucoup sont des messages simples d’instant présent.

Ces témoignages concrets nous replongent dans la vie quotidienne de ces urbains et amènent à repenser les formes de communication de ces sociétés anciennes.

 

Le graffiti et la peinture accompagne l’histoire de l’homme

 

Pendant des siècles, l’Homme a donc utilisé les moyens à sa disposition pour laisser ses traces, parfois colorées, souvent monochromes. Finalement, peu importe que l’on relie les premiers graffitis aux hommes préhistoriques ou qu’on les associe aux grecs ou aux romains.

L’histoire de l’homme montre surtout que les artistes ont toujours existé et participé au bien collectif.

Le street art se développe 

L’avènement des peintures en spray dans les années 60 a permis à certains graffitis de prendre une dimension plus colorée
et esthétique.

Cet art urbain contemporain débute aux Etats-Unis à la fin des années 60. Un premier mouvement, le « Graffiti writing », est lancé par deux artistes de Philadelphie, Cornbread et Cool Earl.

L’art urbain new yorkais s’exporte rapidement

 
Au cours de la même période, les artistes Keith Haring et Jean-Michel Basquiat prennent d’assaut les couloirs et rames du métro de New York pour les peindre.  Ces actions fortes et impactantes prennent rapidement de l’ampleur, permettant à cet art de franchir l’Atlantique et se propager rapidement en Europe dès les années 70.

Si les artistes ne sont pas nombreux au départ à s’essayer à cet art vandale, le mouvement croît néanmoins sans discontinuer, et de plus en plus d’artistes investissent les lieux publics externes comme internes pour les peindre. Le street art est dans la place et n’en sortira plus.

L’art urbain est partout

Depuis les années 2000, l’art urbain se développe à vitesse croissante dans l’ensemble des villes importantes du monde. Le nombre d’artistes augmente, les plus-en-vue comme Banksy ou Shepard Fairey assoient leur notoriété. Ils sont rapidement suivis par de nombreux artistes engagés qui, grâce à des actions spectaculaires telles que celles de JR dans les favelas brésiliennes ou sur le mur séparant le Mexique des Etats-Unis, popularisent le street art et le rende visible de tous.

Face à cette vague, les municipalités les plus engagées commencent à adapter leur points de vue, positions et règles, en distinguant notamment les actes vandales des actes agréés avec les artistes et les nombreuses associations participant à ce mouvement d’ampleur inégalée.

St+art India Foundation kannagi Nagar district photo by Pranav Gohil

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